

Ville sans titre. 2 vues. Sculpture puzzle en fonte d'aluminiun.
EU, la Chapelle des Jésuites. CHAIRE, Chaire. Y
entrer, regarder et voir là que notre monde y a laissé des
richesses, du savoir faire, des œuvres, des chefs d'œuvres. L'art
contemporain aime généralement, du moins dans des pratiques
commerciales cultivées, s'inscrire dans de magnifiques salles
blanches. Cette neutralité architectonique permettant aux
marchands de proposer Cette
fois, dans cette chapelle, l'invention s'appuie sur une idée
de miroir, un reflet tri-dimensionnel. Reconstruire une Chaire en
vis à vis de celle qui est installée là. S'amuser
des équilibres avec des matériaux et des façons
qui n'ont rien à voir avec l'original. JL. 2012 |
La Borne, Le Pays où le Ciel est toujours bleu. Les ponts, 2011 Bois, colle. 2011. S’installer au bord de l’eau, un fleuve, des rives. Depuis le début des transhumances les cours d’eau furent des obstacles, parfois même des monstres rugissant leurs crues. Je pense que les fleuves furent regardés depuis des milliers d’années avec respect et crainte. De l’aide au transport des marchandises aux pêches nourricières l’eau n’a pas été qu’un obstacle. Cependant, ces frontières naturelles dessinèrent notre vieux continent avec certaines malices. Puis des ponts et autres transbordeurs sont venus au fil de nos économies couvrir nos géographies. Des villes sont nées de simple ponts, quelques guerres pour des passages aux pouvoirs commerciaux et stratégiques puissants laissent encore aujourd’hui quelques traces.. Saint Avertin me fait penser à tout cela, lieu « nœud » de passage, l’eau, les flux, les ponts. Une concentration de réseaux pour un petit village déjà ancien qui absorbe un peu malgré lui les proximités nouvelles de la grande ville voisine. Les ponts autoroutiers couvrent maintenant les paysages, de ces viaducs difficile de voir ce qui est enjambé. Le conducteur actif pense à ses points et ses voisins auto-mobilisés. Les paysages ont disparu de ses visions de voyageur. Pourtant là, en quelques secondes, il vient, où va passer la Loire et le Cher... autant dire pour un homme d’il y a à peine quelques dizaines d’années un événement digne d’un pèlerinage ! Je pense donc à tout cela quand je construis. Je ne fais que passer, je regarde et j’interprète. Tenter d’évoquer une sensation que j’ai pensée, tenter de raconter sans caricaturer. Jouer presque comme un enfant qui n’a d’adulte que son histoire et sa mémoire. J’aime à citer le philosophe Michel Serres qui nous invite à prendre conscience de la révolution cognitive générée par la révolution de l’information. L’homme externalise sa mémoire grâce aux nouvelles technologies. Je pense que mes fabrications sont des morceaux de ma mémoire, que mes analyses visuelles et sensibles d’un lieu, d’un territoire, se retrouvent dans une ou des constructions volumétriques, et si les envies le permettent, artistiques. J.L. 2011 |
13 à Table Printemps été 2010,
musée Napoléon. Attendre son avion avec un baluchon, n'être qu'un sans-papiers, qu'un autre. Etre
devant le transport, et ne plus avoir le choix, un « partir » anachronique
dans ce musée et cette salle qui raconte un exil triste et
mortifère. JL, 2010. |
13 à Table Hiver, été 2010,
fort Liédot. JL, 2010. |
| Regarder
et analyser notre monde. Une activité première. Il y a donc des faits que des paysages viennent symboliser; Il n'y a pas de désir de captation cleptomaniaque, pas de défi aux lois du faire. Juste une observation de voyageur: Je suis dans un train, et je vois notre quotidien d'humains occidentaux. Certains
paysages s'imposent à ma mémoire. Toutes les sources
sont bonnes pour cela. D'ailleurs pas besoin de faire de gros efforts
pour se noyer dans les images, il suffit d'un bouton « on »,
d'une promenade, ou encore d'une visite dans quelques songes. Notre
environnement est aussi ainsi, absent et presque sans vie; Une bombe,
un paysage foudroyé après le feu mondialisé.
Une poésie tragique, ratée, brûlée à moitié,
une histoire qui s'arrête là. JL, 2008. |